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Arctik à l'assaut du carbone dans les sols

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». Ce proverbe africain résume à lui seul l’objectif d’ORCaSa. Lancé en septembre 2022, ce projet européen du Programme Horizon Europe ambitionne de regrouper et mobiliser à l’échelle internationale, les acteurs travaillant sur la séquestration et le stockage du carbone dans le sol. Grande nouveauté : la prise en compte de sols variés (forestiers, agricoles, marais et zones humides, milieu urbain…).

Quel est le rôle d’Arctik ?

Arctik a pour mission de bâtir la stratégie de communication d’ORCaSa (Operationalising the International Research Cooperation on Soil Carbon), ainsi que d’imaginer et mettre en œuvre les différentes actions de communication (campagnes sur les réseaux sociaux Twitter et LinkedIn, site web, organisation d’évènements, d’un world café…) pour promouvoir le projet.

Arctik est également en charge de faire connaître le Consortium International de Recherche (IRC) sur le carbone du sol, qui sera officiellement lancé à l’automne 2023, lors d’un évènement qui est en préparation. Un des enjeux-clés de la communication est d’attirer de nouveaux membres et trouver des financements.

En effet, grâce à l’IRC, l’idée est de partager un maximum de connaissances sur la séquestration et le stockage du carbone, tout en favorisant les synergies et initiatives. Pour un rayonnement international, Arctik s’appuyera notamment sur les 5 « nœuds régionaux » d’ORCaSa et l’organisation d’une série de workshops.

En parallèle, Arctik participe au développement et à la promotion de KP4SoilCarbon, une plate-forme en ligne qui regroupera et donnera accès à l’ensemble des connaissances actuelles sur le sujet du carbone des sols.

Pourquoi séquestrer et piéger le carbone ?

Le carbone organique est naturellement présent dans les sols car il est capté par les végétaux qui en ont besoin pour grandir et se développer. Tout comme l’océan, le sol agit comme un énorme puits de carbone capable d’absorber de grandes quantités de gaz à effet de serre. Ce mécanisme permet de contrôler les émissions de carbone présentes dans l’atmosphère, tout en participant à la régulation du climat.

Aujourd’hui, cet équilibre est rompu en raison des émissions de carbone croissantes issues des activités humaines (transport, industrie, agriculture…). Développer des techniques et solutions innovantes pour séquestrer et piéger du carbone dans les sols s’avère donc capital.

Au-delà de la question climatique, les enjeux sont aussi la préservation de la biodiversité et la sécurité alimentaire. Coordonné par l’INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement), le projet ORCaSa répond directement au Pacte vert pour l’Europe (Green Deal), et plus particulièrement à la Mission « Un pacte pour des sols sains en Europe ».

Faire des stocks, en ville comme à la campagne

Les espaces bâtis, bétonisés et donc imperméabilisés concentrent les stocks de carbone les plus faibles, alors que les plus importants sont à chercher dans les forêts et les zones humides (marais, mangroves…). On trouve des terres très dégradées en ville comme à la campagne : en plus d’une artificialisation croissante des sols, le méthane et les engrais azotés utilisés par le secteur agricole ont drastiquement fait chuté les stocks de carbone des sols.

La bonne nouvelle, c’est que la reconstitution des stocks de carbone est possible ! Des solutions existent, comme l’agroforesterie, des parcelles entourées de haies, les cultures intermédiaires et leur rotation, ou encore le recours au compost.

Il faut aussi repenser l’aménagement des villes, en accordant une place plus importante aux arbres et autres végétaux, tout en réduisant l’effet « îlot de chaleur » qui revient à chaque nouvel épisode caniculaire.

Autant de sujets et d’idées qui vont germer, grandir et nourrir la communication d’Arctik pour les 3 prochaines années que va durer ORCaSa !